Qu’est-ce que la lunette de tour ?
Dans cet article
Le tour est une machine-outil destinée à l’usinage de pièces par révolution, par enlèvement de copeaux. Sur le tour, la pièce tourne sur son propre axe, tandis que l’outil de coupe se déplace jusqu’à atteindre la surface de cette pièce. Lorsque l’outil de coupe entre en contact avec la surface de la pièce, il y a enlèvement de copeaux, c’est-à-dire de la matière excédentaire. L’un des éléments nécessaires à un usinage correct est la lunette du tour.
Systèmes de serrage : lunette de tour
Pour que les pièces puissent être usinées correctement, plusieurs conditions doivent être réunies. Au-delà de l’usinage lui-même, de l’emploi des outils adaptés et de programmes spécifiques, il est indispensable que les pièces soient très bien maintenues sur la machine-outil. Il existe différents types de systèmes de serrage qui empêchent la pièce de se déplacer pendant que la machine travaille. On y trouve les étaux, mais aussi les lunettes.
La lunette de tour est un dispositif complémentaire de serrage des pièces qui leur sert d’appui. Ce type de dispositifs est utilisé lorsque les pièces de révolution sont de grande longueur ; l’objectif principal des lunettes est d’éviter que les pièces ne se déforment pendant que l’on applique la pression nécessaire aux opérations de tournage.
Généralités sur les tours
Avant d’approfondir le sujet de la lunette du tour, il est important de définir ce qu’est un tour et de quoi il se compose. En gros, le tour est une machine-outil qui permet l’usinage de pièces par différents procédés ; un tour est capable de fileter, tronçonner, percer ou forer, cylindrer, dégrossir et rainurer des pièces. La pièce est serrée sur la poupée ou le mandrin de la machine et mise en rotation sur son propre axe. Pendant que la pièce tourne, un ou plusieurs outils de coupe s’approchent, en mouvement d’avance, de la surface de la pièce.
Lorsque l’outil atteint la surface de la pièce, la matière excédentaire est enlevée sous forme de minces lamelles appelées copeaux. Sur les tours, l’outil de coupe est monté sur un chariot mobile sur des glissières ou des rails parallèles à l’axe de la pièce, l’axe X. Sur le chariot, à son tour, se trouve un autre chariot qui se déplace sur l’axe Z et qui suit une direction radiale par rapport à la pièce. Sur certains tours, il existe un troisième chariot appelé chariot supérieur et qui se caractérise par la possibilité de s’incliner.
Il existe différents types de tours dans l’industrie : parallèles, à copier, à commande numérique par ordinateur, automatiques, etc. Le fonctionnement de chacun dépend de ses spécifications, mais s’il est une chose que tous les tours ont en commun, ce sont les systèmes de serrage qu’ils emploient. Ces systèmes, parmi lesquels figure la lunette de tour, ont pour objectif de maintenir la pièce en place afin que l’usinage puisse être de précision.
Accessoires du tour
Le tour, comme bien d’autres machines-outils, dispose de systèmes auxiliaires qui facilitent la réalisation des opérations de tournage et garantissent des résultats de qualité. Il existe de multiples accessoires pour le tour, parmi lesquels des systèmes de serrage et des supports. En voici quelques-uns :
- Mandrin de serrage à mors universels, qui permet de fixer la pièce à usiner sur la poupée.
- Mandrin de serrage à mors doux, un accessoire qui maintient la pièce sur la poupée par une surface déjà finie.
- Plateau d’entraînement, pour les pièces difficiles à serrer.
- Mandrin à mors indépendants, qui serre les pièces avec quatre mors indépendants les uns des autres.
- Support fixe ou lunette, qui permet de maintenir une extrémité de la pièce lorsque la contre-pointe ne peut pas être employée.
- Support mobile ou lunette mobile, qui se monte sur le chariot et permet de maintenir des pièces longues et de les placer près du point de coupe.
Le tour automatique, quant à lui, se caractérise par le fait que le déplacement axial est assuré par la poupée du tour. Sur les tours automatiques, appelés aussi « à poupée mobile » ou de type suisse, la poupée recule avec la pince ouverte et, en la refermant, génère un mouvement d’avance de la barre pour l’usinage de la pièce, l’outil ne se déplaçant pas de manière axiale.
C’est grâce à la lunette de tour que l’on peut usiner des pièces de grande longueur quel que soit leur diamètre.
Les lunettes dans les différentes opérations de tournage
Cylindrage
Le cylindrage est l’usinage intérieur et extérieur auquel sont soumis les corps de forme cylindrique. Pour garantir la qualité de ce type de travaux, le tour doit être bien réglé en ce qui concerne son alignement et sa concentricité. Les pièces à cylindrer peuvent être serrées dans le mandrin à mors (lorsqu’il s’agit de pièces courtes) ; mais elles peuvent aussi être maintenues entre pointes avec un toc d’entraînement. Lorsqu’il s’agit de pièces de grandes dimensions et de poids élevé, il est alors préférable de les maintenir avec une lunette fixe ou mobile.
Alésage
Lorsque l’opération de cylindrage est réalisée en creux, on l’appelle alésage. Lorsque l’on souhaite usiner une pièce cylindrique de grande longueur, on a recours à l’un des dispositifs de serrage et de soutien tels que les mandrins et les lunettes fixes ou mobiles.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la lunette d’un tour ?
C’est un dispositif complémentaire de maintien qui sert d’appui aux pièces de révolution de grande longueur. Son objectif principal est d’éviter que la pièce ne se déforme pendant que l’on applique la pression nécessaire pour la tourner. Grâce à la lunette, on peut usiner des pièces longues quel que soit leur diamètre, en les maintenant en place pour obtenir un usinage de précision.
Quelle différence y a-t-il entre lunette fixe et lunette mobile ?
La lunette fixe est un support qui maintient une extrémité de la pièce lorsque l’on ne peut pas utiliser la contre-pointe. La lunette mobile se monte sur le chariot et permet de maintenir les pièces longues près du point de coupe. Toutes deux s’utilisent pour des pièces de grande longueur, de grandes dimensions ou de poids élevé, aussi bien en chariotage qu’en alésage.
Quand faut-il utiliser une lunette sur le tour ?
Lorsque la pièce est longue ou lourde. En chariotage, les pièces courtes peuvent être maintenues dans le mandrin à mors ou entre pointes avec un toc d’entraînement, mais pour des pièces de grandes dimensions et de poids élevé, il est conseillé d’utiliser une lunette fixe ou mobile. Pour l’alésage de pièces cylindriques de grande longueur, on a aussi recours aux lunettes, avec des mandrins. En outre, le tour doit être bien aligné et concentrique.
Quels accessoires de serrage utilise-t-on sur un tour ?
Les plus courants sont le mandrin universel à mors, qui fixe la pièce à la poupée ; le mandrin à mors doux, qui la maintient par une surface déjà finie ; le plateau d’entraînement, pour les pièces difficiles à serrer ; le mandrin à mors indépendants, avec quatre mors indépendants les uns des autres ; et les lunettes fixe et mobile, qui apportent un appui aux pièces longues.
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