Tours

Qu’est-ce que la pointe tournante du tour parallèle ?

5 min de lecture Équipe technique de Heller Maquinaria

¿Qué es el punto giratorio torno paralelo?

Le tour est l’une des machines-outils les plus utilisées dans les ateliers d’usinage et c’est la première machine qui ait été inventée pour travailler les métaux. Mais, pour qu’un tour fonctionne correctement, il doit disposer de certains outils et outillages permettant de produire des pièces de qualité.

Le tour et ses opérations

Le tour est une machine qui permet l’usinage de pièces en différents matériaux comme le métal, le bois ou le verre, etc. Parmi les opérations de tournage figurent le perçage, le chariotage, le dressage, le rainurage, entre autres. Chacun de ces procédés présente des caractéristiques très particulières et, dans tous, l’usinage se fait par enlèvement de copeaux ou de déchets qui permettent de donner la forme souhaitée à la pièce travaillée.

L’usage de cette machine est très large. On trouve des tours dans l’industrie mécanique pour la fabrication de pièces qui seront ensuite envoyées à d’autres secteurs comme l’automobile, l’industrie manufacturière, l’agroalimentaire, l’aéronautique et les télécommunications ; mais ils sont aussi employés dans des travaux artistiques.

Les tours se caractérisent par leur polyvalence, car on peut y exécuter de multiples procédés ; mais aussi par leur rapidité, précision et efficacité. Tout dépend du modèle de machine utilisé et de l’emploi des outils adéquats. L’un de ces accessoires fondamentaux pour un usinage correct est la pointe du tour.

La pointe du tour parallèle

La pointe du tour désigne un type d’outillage employé sur ces machines-outils pour l’usinage de pièces en métal et en bois. Cette pièce est fondamentale sur les tours parallèles, car sa fonction est de donner forme à des arbres d’une longueur déterminée ou de les tourner.

La pointe du tour est logée dans le fourreau de la contre-pointe du tour. La broche est une sorte de vis longue et de grand diamètre qui sert à actionner les presses et les étaux de la machine, mais aussi à effectuer les différents déplacements du chariot du tour. Sur la broche repose le mandrin auquel s’accrochent les pièces. De son côté, la contre-pointe ou poupée mobile, qui se trouve généralement à droite du tour, coulisse le long du banc de la machine pour percer des trous ou servir de point d’appui dans les usinages.

La contre-pointe du tour

Avant d’analyser la pointe du tour, il est indispensable de connaître les parties du corps de la contre-pointe de cette machine-outil :

  • Fourreau de la contre-pointe : c’est un élément mobile, cylindrique à l’extérieur, mais conique à l’intérieur avec un accouplement, généralement de type Morse. Grâce à cette conception conique, on peut réaliser des accouplements faciles et rapides avec les accessoires qui se logent dans cette partie du fourreau. Ces accessoires ne sont autres que les pointes du tour (c’est ici que se trouve la pointe tournante de tour) et le porte-foret. À l’opposé du fourreau se trouve l’écrou qui permet son avance ou son recul.
  • Vis de la contre-pointe : élément fixe dont la fonction principale est de faire avancer ou reculer le fourreau.
  • Ancrage : partie qui fixe solidement la contre-pointe au banc ou à la structure du tour.
  • Base coulissante : elle se trouve à la partie inférieure de la contre-pointe, en contact avec le banc de la machine. Cette base, comme son nom l’indique, peut coulisser transversalement à l’axe du tour ; ce mouvement permet de décentrer la contre-pointe pour l’usinage de pièces de forme conique.

Types de pointes de tour

Les pointes de tour ont généralement une dimension standard qui correspond à la partie conique accouplée dans le fourreau de la contre-pointe du tour. À cette dimension standard on attribue ce que l’on appelle le numéro Morse et elle va du cône Morse 1 au numéro 7. Le premier correspond à une très petite pointe de tour, tandis que le second est un cône de grandes dimensions.

Les pointes de tour ne s’utilisent que dans certaines opérations et situations. Par exemple, lorsque, pendant le chariotage, l’arbre dépasse de trois fois son diamètre du mandrin de la machine ; on évite ainsi la vibration de l’arbre de la pièce. En outre, ces pointes doivent aussi être employées lorsque l’arbre dépasse de douze fois son diamètre. Par ailleurs, pour utiliser les pointes du tour, il faut recourir à des forets à centrer qui évitent d’endommager les pointes du tour.

Maintenant, sur un tour, on peut trouver deux types de pointes :

Pointe fixe

Celle-ci se subdivise à son tour en pointe fixe en acier et pointe fixe en carbure de tungstène : la première est fabriquée en acier allié et présente un angle de 60° à une extrémité, tandis que l’autre loge le cône Morse ; la pointe en carbure de tungstène, quant à elle, a un corps en acier, mais son bout est constitué d’une pièce en carbure de tungstène, rectifiée à 60°.

Pointe tournante

La pointe tournante se distingue par une partie dotée de roulements à billes, coniques et axiaux, dans laquelle se trouve un axe, dont l’extrémité comporte un bout avec un angle de 60° ; ce bout est fabriqué en alliage d’acier trempé et rectifié pour prolonger la durée de vie de cette pièce. À l’autre extrémité de la pointe tournante se trouve le corps Morse.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la pointe tournante d'un tour parallèle ?

C'est une pointe de tour qui tourne grâce à un ensemble de roulements à billes, coniques et axiaux dans lequel est logé un arbre. À une extrémité, elle comporte une pointe à 60° en acier allié trempé et rectifié, qui allonge sa durée de vie, et à l'autre, le cône Morse qui s'emboîte dans le fourreau de la contre-pointe. Elle sert à tourner des arbres d'une certaine longueur.

Quelle différence y a-t-il entre la pointe fixe et la pointe tournante du tour ?

La pointe fixe est une pièce en acier allié, ou en acier avec la pointe en carbure de tungstène, avec une extrémité à 60° et le cône Morse à l'autre. La pointe tournante intègre des roulements à billes, coniques et axiaux avec un arbre, et sa pointe à 60° est en acier allié trempé et rectifié pour prolonger sa durée de vie. Les deux se logent dans le fourreau de la contre-pointe.

Quand utilise-t-on les pointes sur un tour parallèle ?

On les utilise en chariotage lorsque l'arbre dépasse du mandrin de trois fois son diamètre, pour éviter la vibration de la pièce, et aussi lorsqu'il dépasse de douze fois son diamètre. Les pointes se logent dans le fourreau de la contre-pointe et servent d'appui pour tourner de longs arbres. Pour les utiliser, il faut employer des forets à centrer, qui empêchent les pointes de s'abîmer.

Qu'est-ce que le cône Morse d'une pointe de tour ?

C'est la dimension normalisée de la partie conique par laquelle la pointe s'emboîte dans le fourreau de la contre-pointe. Il s'identifie par le numéro Morse, qui va du cône Morse 1, pour les très petites pointes, au 7, pour les cônes de grandes dimensions. Grâce à cette conception conique, la pointe ou le mandrin porte-foret se montent dans la contre-pointe de façon simple et rapide.

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